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Rétention, suspension, annulation : ce qui vous attend
Après un gros excès de vitesse, une alcoolémie ou un usage de stupéfiants, le permis peut être retiré sur-le-champ, puis suspendu, voire annulé par le juge.
La rétention immédiate
Les forces de l'ordre peuvent retenir votre permis sur place, en particulier en cas d'excès de vitesse de 40 km/h ou plus, d'alcoolémie, d'usage de stupéfiants ou de certaines infractions graves. La rétention dure 72 heures, ou 120 heures lorsqu'une analyse de sang est nécessaire.
La suspension administrative
Pendant la rétention, le préfet peut prononcer une suspension administrative, en général jusqu'à 6 mois, et jusqu'à 1 an notamment en cas d'alcool, de stupéfiants, d'accident corporel ou de refus de se soumettre aux vérifications. Cette durée est ensuite déduite de la suspension que pourra prononcer le juge.
La suspension et l'annulation judiciaires
Le tribunal peut suspendre le permis (jusqu'à 3 ans, voire 5 ans pour les délits les plus graves) ou l'annuler, avec interdiction d'en solliciter un nouveau pendant une durée qu'il fixe. L'annulation est automatique dans certains cas, par exemple en récidive d'alcool au volant.
Peut-on garder le droit de conduire ?
Selon les cas, le juge peut aménager la peine : suspension limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle, ou conduite autorisée avec un éthylotest anti-démarrage. Ces aménagements se demandent et se plaident : c'est tout l'intérêt d'être défendu.
Questions fréquentes
Puis-je conduire pendant la rétention de 72 heures ?
Non. Pendant la rétention puis pendant une éventuelle suspension, la conduite est interdite.
La suspension administrative retire-t-elle des points ?
Non, c'est une mesure distincte. Les points sont retirés quand l'infraction est définitivement établie.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas le conseil d'un avocat. Mise à jour : 10/2026.